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Affichage des articles du avril, 2013

Les rimes pleurent sur Paris... Rhymes rain on Paris...

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Les heures pleuvent sur Avril. Et comme Paris inspire en ces temps humides...
Verlaine a lui-même regardé Paris par sa fenêtre un jour de pluie.
De ses soupirs, ces vers se sont écrits...
"Il pleure dans mon coeur.
Il pleure dans mon coeur Comme il pleut sur la ville. Quelle est cette langueur Qui pénètre mon coeur?
Ô bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits! Pour un coeur qui s'ennuie, Ô le chant de la pluie!
Il pleure sans raison Dans ce coeur qui s'écoeure. Quoi! Nulle trahison? Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine De ne savoir pourquoi, Sans amour et sans haine Mon coeur a tant de peine."
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The last hours of April are crying... But under the rain, Paris is a lovely inspiration... Verlaine himself looked at Paris through a window on a rainy day.  The following rhymes are the result...
"It Rains in my Heart
It rains in my heart At it rains on the town, What languor so dark That is soaks to my heart?
Oh sweet sound of the rain On…

Rodin, la Chair, le Marbre

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Rodin était un magicien. Il avait ce don. Celui de donner vie à l'oeuvre. A son oeuvre. Maîtrisant parfaitement son art, il ajoutait à l'oeuvre physique, une dimension morale. Il animait proprement le fruit de son travail. En choisissant de séduire le marbre, Rodin a suscité nombre de critiques. Mais il a su donner au matériau une âme. Chacune de ses sculptures semble vivre, ressentir, se mouvoir même. Le marbre est froid, vide. Mais sous les doigts de Rodin, il s'échauffe, s'inspire et en oublie sa vraie nature. Le Musée Rodin met à l'honneur la magie du sculpteur dans l'exposition "Rodin, la Chair, le Marbre", jusqu'au 1er septembre 2013.
L'exposition respecte les différentes périodes de l'artiste. Entre 1871 et 1890, les sujets voguent du classique de l'époque aux personnages de la mythologie. L'artiste s'intéresse à la matière, en détaillant les tissus, les cheveux, la dentelle. L'inspiration féminine exploite les rela…

Paris...

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Les ruelles Parisiennes flottent. Elles déroulent le tapis rouge aux voyageurs et recueillent les soupirs des Parisiens. Il est si bon de regarder les passants fouler les pavés de la Capitale. Le regard vers le ciel, ils saluent la pierre. Le baron Haussmann ne serait -il pas fier de voir ses immeubles et ses avenues si convoités? A chaque quartier son humanité, son époque, sa magie. Au coeur du premier arrondissement, le Louvre et le Jardin des Tuileries sont des trésors. Notre Dame de Paris illumine le quatrième arrondissement quand le Sacré Coeur domine le dix-huitième. Et la Tour Eiffel qui dépasse les frontières du septième arrondissement règne sur le tout Paris. 
Nous évoluons dans un univers de carte postale avec parfois cette impression que rien ne saurait ternir la beauté du paysage. Le Parisien avance dans l'ignorance. Dans l'ignorance des sculptures du bâtiment d'en face, de la porte majestueuse devant laquelle il passe tous les matins en allant travailler, du …

Il est parti un 4 avril... He died on a 4th of April...

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Il était une fois un petit garçon de six ans, dans l'Amérique des années 30. Comme tous les jours, il sort de chez lui, radieux à l'idée d'aller jouer avec ses camarades, de faire des farces à certains et de lancer le ballon à d'autres. Mais alors qu'il s'approche de ses amis, le petit garçon voit leurs visages changer. Le sol s'affaisse-t-il? Ou bien est-ce simplement une blague? En rentrant à la maison, le petit garçon Afro-Américain demande à sa maman pourquoi ses copains n'ont plus le droit de lui parler. Après tout, ce droit, ils l'exerçaient jusque là. Gentiment, la maman lui explique qu'ils ont intégré une école ségrégationniste blanche, mais que cela ne fait pas de son fils quelqu'un de moins bien. 
Alors qu'elle est assise à l'arrière d'un autobus, une femme noire d'une quarantaine d'années, refuse de laisser sa place à un passager blanc qui l'exige. Le bus ne démarre pas, la femme est arrêtée et condamnée à…