octobre 16, 2014

Le retour de la Victoire de Samothrace // The Winged Victory of Samothrace


Au coeur d'un bâtiment parisien monumental et dont le rayonnement culturel est international, elle culmine et domine la pierre comme le marbre. En haut d'un escalier blanc et majestueux du Musée du Louvre, se dresse l'impressionnante et fière Victoire de Samothrace. La belle et son socle viennent tout juste de rejoindre leur emplacement après une longue période de rénovation. Elle apparaît ainsi comme à son premier jour, soit vers 190 avant J-C…

Prodigieux travail d'un sculpteur au génie indéniable, la Victoire de Samothrace prend sa source dans le sanctuaire des Dieux situé sur une île de la mer Egée. Constituée de plusieurs blocs de marbre, on ne sait hélas quelle victoire elle célèbre exactement. Cependant, elle représente la déesse Niké, traditionnellement située à l'avant des navires. Les ailes déployées, la jambe relevée, la sculpture semble s'être posée délicatement sur un bateau représenté par le socle. Un équilibre parfait est organisé par l'artiste puisque le poids de la statue permet à l'avant de la base de remonter, lui donnant ainsi la forme d'un navire. 

Découverts en 1863 sur l'île du même nom, les différents blocs furent définitivement assemblés vingt ans plus tard. Bien qu'une main fut également découverte, nous ignorons toujours la posture originelle de la sculpture. Avait-elle un bras tendu vers le ciel et un autre le long du corps, tenant dans la  main disparue un trophée de guerre? Beaucoup de secrets autour de la merveilleuse Victoire de Samothrace, beaucoup de mystère mais aussi beaucoup d'imaginaire autour de la belle. Et lorsqu'en approchant du bas de l'escalier on découvre peu à peu la divinité dans son ensemble, tel un navire voguant sur les mers du Louvre, on remercie l'histoire, le talent, le travail et le Musée pour cette formidable émotion que l'on ressent…

Victoire de Samothrace
Musée du Louvre


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In the heart of a monumental Parisian building and whose cultural influence is international, it culminates and dominates the stone and marble. On top of a big white staircase of the Louvre Museum, stands the impressive and proud Winged Victory of Samothrace. This beauty and her base just join came back after a long renovation period. It appears as if it was its first day, about 190 before Christ …

Prodigious work of a genius sculptor, the Winged Victory of Samothrace was taking place in the sanctuary of the gods located on an island in the Aegean Sea. Made of several blocks of marble, we do not unfortunately know what victory she celebrated. However, it represents the goddess Nike, traditionally at the front of the ships. With outstretched wings, and a raised leg, the sculpture appears to be delicately placed on a ship, represented by the base. A perfect balance was achieved by the artist since the weight of the statue allows the front of the base up, giving it the shape of a ship.

Discovered in 1863 on the island of Samothrace, the different blocks were finally assembled twenty years later. Although a hand was also discovered, we do not know the original posture of the sculpture. Did she had a tense arm skyward and another along the body, holding in his hand a trophy of war? Many secrets about the wonderful Winged Victory of Samothrace, a lot of mystery also but a lot of imagination around it. And when approaching the bottom of the stairs, we discover, little by little, the Victory as a whole, like a sail on the seas of the Louvre, we thank History, talent, work and the Museum for that great emotion we feel …

The Winged Victory of Samothrace
Louvre Museum



octobre 11, 2014

Exposition "Mayas" au Musée du Quai Branly // "Maya" exhibition at Quai Branly Museum


Quel merveilleux voyage que celui que nous offre le Musée du Quai Branly! Jusqu'au 8 février 2015, le musée nous mène au coeur d'une civilisation connue et méconnue de tous, avec l'exposition "Mayas". Ainsi nous traversons l'Atlantique, bondissons de quelques millénaires, nous frayons un chemin parmi les branchages et essayons de démêler les mystères d'un peuple fascinant.

Bien avant la conquête espagnole, les Mayas dominaient le Guatemala, le Bélize, ou encore le Mexique. Mais ce n'est qu'au cours du XIXème siècle que nous avons pris connaissance de leur existence. Ainsi les vestiges furent difficiles à trouver et bien souvent dans un état déplorable. La nature ayant recouvert la plupart des sites, des monuments sont devenus des tas de pierres, et les objets ont disparu.  De plus, il n'existe que peu d'écrits et le déchiffrage n'est pas chose aisée. Cependant, les curiosités suscitées ont donné naissance à de belles découvertes sur cette civilisation, et le Quai Branly nous les dévoile.

Différents thèmes organisent l'exposition. On retrouve ainsi le rapport à la nature, le pouvoir des cités, et les rites funéraires. Les sites mis à jour mettent en évidence un travail humain inégalable. Il n'est pas inutile de rappeler que les Mayas ne disposaient pas de la roue, du métal ou encore d'animaux de traits. Seuls les hommes ont réalisé des pyramides comme celles de Chichén Itza ou d'Uxmal. On ignore beaucoup du quotidien de ces travailleurs mais on imagine facilement la difficulté de leurs conditions. Les méthodes de taille de pierres étaient très pointues, à tel point que l'utilisation du mortier a été abandonnée lorsque les pierres se sont assemblées parfaitement. 

Chichén Itza
Nous avons pour habitude d'idéaliser le peuple Maya, certainement parce que subsistent de nombreuses questions. L'exposition nous rappelle que les Mayas, bien que férus d'astrologie, ne passaient pas leur temps à admirer les étoiles, à bâtir des temples et des observatoires dans l'alignement des astres ou encore à consulter leurs calendriers. Ils étaient également des guerriers. Car les Mayas étaient nombreux et variés. Le rapport à la divinité se retrouve dans les différents objets présentés dans l'exposition. Les gravures nous renseignent alors sur les rituels des différents groupes: sacrifices, cérémonies, … 

Bien que de grandes zones d'ombre subsistent, en particulier sur la fin de la civilisation, les Mayas fascinent par leurs réalisations. L'exposition du Quai Branly présente ainsi un éventail de cette richesse culturelle qui a su vaincre le temps et la nature, et susciter aujourd'hui notre intérêt et notre admiration.

Mayas
Jusqu'au 8 février 2015
Musée du Quai Branly, 37 Quai Branly, 75007 Paris
Fermé le lundi.


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What a wonderful trip offered by the Quai Branly! Until 8 February 2015, the museum takes us into the heart of a known but unknown civilization with the exhibition "Maya". So we cross the Atlantic ocean, jump a few thousand years, make our way through the jungle and try to unravel the mysteries of a fascinating civilization.

Long before the Spanish conquest, the Maya were dominating Guatemala, Belize, or Mexico. But it is during the nineteenth century that we became aware of their existence. And the ruins were difficult to find and often in a deplorable state. Nature has covered most of the sites, monuments have become piles of stones, and objects disappeared. Moreover, there are only a few documents and decryption is not easy. However, curiosity aroused gave birth to beautiful discoveries about the civilization, and the Quai Branly reveals it.

Different themes organize the exhibition. We thus find the relation to nature, the power of cities, and funeral rites. Discovered sites demonstrate unparalleled human labor. It is worth recalling that the Mayans did not have wheel, metal or animal traits. Only men have made pyramids of Chichen Itza or Uxmal for example. We don't known much about lives of workers, but we can easily imagine  how difficult could be their conditions. The stone cutting methods were very sharp, and the use of the mortar has been abandoned because the stones could be assembled.


We are used to idealize the Mayan people, probably because many questions remain. The exhibition reminds us that the Maya, although keen on astrology, did not spend their time admiring the stars, building temples and observatories in their alignment or consulting their calendars. They were also warriors. Because the Mayans were many and varied. Relation to gods is found in the various objects in the exhibition. Engravings tell us about rituals of the different groups, as sacrifices, ceremonies, …

Although large shadow areas remain, particularly about the end of civilization, the Maya fascinate by their achievements. Exhibition of the Quai Branly presents a range of cultural richness that has managed to overcome the time and nature, and create today our interest and admiration.

Maya
Until 8 february 2015
Quai Branly Museum, 37 Quai Branly, 75007 Paris
Closed on Monday.

Quai Branly Museum