octobre 30, 2014

Histoires d'Halloween à Paris… // Halloween stories in Paris...

Hotel De Seine

A l'approche du 31 octobre, on aime à conter des histoires vécues par un ami d'un ami. Et installer le doute dans l'esprit de l'autre. La peur peut être si délectable… En ce 30 octobre 2014, nous aimerions vous raconter nous aussi des faits qui se sont, ou non, déroulés dans la quiétude de nos hôtels… 


La femme qui vivait à l'Hôtel Des Marronniers.

Ce 31 octobre 1974, un monsieur très élégant déguste un brandy dans le jardin de l'Hôtel des Marronniers. Il admire les étoiles et le calme qui règne en ce lieu. Un autre verre ne serait pas de refus. Il se lève et se dirige vers la réception. Personne. Au sous-sol de l'hôtel, on entend quelques pas. L'homme descend et sous les superbes voûtes de pierre, il aperçoit une femme. Magnifique. Dans une robe divine. Il lui demande son nom, Marie De Montarcy. Elle lui narre sa vie de femme esseulée, cliente à l'année de l'hôtel et en quête d'un amant perdu. L'homme est ému, lui prend la main et s'étonne d'une telle froideur. La femme se lève. L'homme constate une corde qui s'échappe de sous sa chevelure. Elle traine sa corde jusqu'au salon bibliothèque. Il la suit mais la perd de vue. Au récit de l'homme, le veilleur de nuit répond: nous n'avons ni client à l'année Monsieur, ni porte au sous-sol.


Les soldats perdus à l'Hôtel De Seine

Nous sommes à l'Hôtel de Seine en cette nuit du 31 octobre 2002. Et le jeune homme de la chambre 12 n'arrive pas à dormir. Il sort de sa chambre pour aller bavarder avec le veilleur de nuit. Des voix étrangères et masculines remontent du rez de chaussée. Il s'avance et découvre 4 hommes en tenue de militaires, allemands semble-t-il. Une soirée déguisée sans doute en ce jour de fête. A la vue du jeune homme, les quatre hommes se figent. L'un d'eux se tourne vers lui, le crâne ensanglanté, et hurle des mots incompréhensibles. Un autre se hâte de plier une carte routière, tandis que les deux derniers aux visages blêmes fusillent du regard le pauvre insomniaque. Il fait très froid, le jeune homme remonte en courant les escaliers et ferme sa porte. La nuit est longue et son oeil ne quitte pas la porte. Au récit du jeune homme, la réceptionniste répond: très drôle votre rêve monsieur. Savez-vous que justement notre hôtel fut réquisitionné par les allemands lors de la seconde guerre mondiale?

Hotel des Marronniers

Jeux d'enfants au Welcome Hotel

Cet homme d'affaires se sent très bien dans sa petite chambre mansardée du Welcome Hôtel. Nous sommes le 31 octobre 2011. Il s'apprête à passer la soirée sur son ordinateur entre Internet et rédaction d'un dossier passionnant, lorsqu'on frappe à la porte. Sur le seuil, deux adorables petites filles. "Trick or treat?!". Et oui, même en vacances, c'est Halloween! Il leur donne les bonbons qu'il a ramenés de l'aéroport, leur sourit et les regarde descendre les marches de l'escalier toutes contentes! Plus tard dans la nuit, il entend du bruit. Des enfants courent dans la chambre voisine. Les fillettes rient très fort. Parfois même, il a l'impression qu'elles se trouvent dans la penderie, là, juste devant lui… Il allume la lumière, regarde le placard. Il se sent stupide, stupide d'être anxieux. Alors il entend un chuchotement. Puis "Chhhuuuuttt". Il éteint la lumière, convaincu d'être stupide, mais fatigué! Au récit de l'homme, le réceptionniste répond: des enfants? Non pas en ce moment. De plus, votre chambre est la seule qui soit louée sur les deux derniers étages.


Dans la cave de l'Hôtel Des Deux Continents

31 octobre 2013, l'Hôtel Des Deux Continents est en travaux de rénovation et le veilleur de nuit est un extra. La nuit s'annonce bien longue alors que seuls 3 clients occupent l'hôtel... Mais la télévision est parfois le meilleur ami de l'homme. Vers minuit, le poste s'éteint. La lumière aussi. Le veilleur cherche le panneau d'électricité lorsqu'il entend un bruit au second bâtiment. Il s'approche de l'escalier et aperçoit de la lumière sous une porte de chambre. Il commence à monter les marches… Une… Deux… Mais quel est ce bruit?? La télévision vient de se mettre en marche et le volume est au maximum!! Il court l'éteindre, appuie sur le bouton, mais rien. Soudain, elle s'arrête, mais une porte claque, puis une autre, et encore une autre. Il fait noir, très noir. La porte du sous-sol s'ouvre lentement laissant passer une lumière rougeâtre… Le veilleur respire à fond. L'ombre d'une silhouette se forme sur le mur… Le téléphone sonne. Il décroche. "Il fait si chaud en bas". Il raccroche, se rue sur la porte de la cave et la referme violemment. Puis il sort de l'hôtel. Au récit du veilleur, la réceptionniste répond: et tu es resté devant l'hôtel toute la nuit? Je crois qu'on ne te rappellera pas.

Welcome Hotel

Cocktail d'antan au Best Western Trianon Rive Gauche

Il ne viendra pas. Le week-end en amoureux au Best Western Trianon Rive Gauche n'aura pas lieu. En ce 31 octobre 1997, une jeune femme trouve sa chambre double bien trop grande pour elle seule. Un document sur le bureau indique une soirée au bar de l'hôtel. Pourquoi pas? Dans sa jolie robe, elle sort du bel ascenseur d'époque. "Bonsoir Mme Marlan". Accueil personnalisé, charmant. Ambiance d'antan et musique douce. "Vous savez, nous sommes tous si seuls"dit le barman. La tristesse est donc si évidente? Après une discussion fort sympathique: "Votre présence m'a fait du bien. - Mais vous pouvez rester. - Non c'est très gentil, mais je suis fatiguée, je vais me coucher. Peut-être à bientôt. - Certainement, nous ne sommes jamais loin." Une douce mélodie en tête, elle s'allonge. Dans ses rêves, elle découvre un Trianon du début XIXème et revoit ses amis d'un soir. Ils l'entrainent loin, très loin. Mais elle a peur du noir, et refuse de les suivre derrière ce rideau sombre. Le lendemain, au récit de la jeune et désormais célibataire, la réceptionniste répond: c'est vrai que de belles soirées ont été organisées dans ce bar. Dommage qu'il soit fermé depuis des dizaines d'années.


Nos hôtels vous souhaitent un épouvantable Halloween!!!


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As we approach October the 31st, we like to tell stories experienced by a friend of a friend. And install the doubt. Fear can be so delectable. On this October 30, 2014, we would like to tell you sories that that happened, or not in our quiet hotels … And it could be true…


The lady who lived at Hotel Des Marronniers

This October 31, 1974, a very elegant gentleman enjoys a brandy in the garden of Hotel des Marronniers. He admires the stars and tranquility of this place. Another drink would be a great idea. He gets up and walks to reception desk. Nobody. He hears some steps from the basement. The man goes down and sees a woman under the vaulted stone. Beautiful. In a divine dress. He asks her name, Marie De Montarcy. She narrates her life as a lonely woman, a guest living in the hotel and in search of a lost lover. Man is moved, he takes her hand and is surprised by such a coldness. The woman gets up. Man notes a rope escaping from under her hair. She drags her rope to the newt living room. He follows her but she disappears. To the story of the man, the night audit answers: we have no client living here and no door in the basement to escape.


The lost soldiers of Hotel De Seine

We are at Hotel de Seine on the night of October 31, 2002. The young man of room 12 can not sleep. He leaves his room to chat with the night audit. Foreign and male voices rise from the ground floor. He goes and finds four men dressed in military, they seem German. A costume party probably Halloween. At the sight of the young man, the four men stop moving. One of them turns to him, he has blood on his skull,  and he starts yelling. Another hurries folding a map, while the two others, with pale faces look at the poor insomniac. It is very cold, the young man goes up the stairs and closes the door. The night is long and his eyes do not leave the door. To the story of the young man, the receptionist answers: very funny your dream Sir. Did you know that our hotel was requisitioned by the Germans during the Second World War?

Best Western Trianon Rive Gauche

Kids playing game at Welcome Hotel

The businessman feels great in her little attic room at Welcome Hotel. October 31, 2011. He is about to spend the evening on his computer between Internet and work, when someone knocks at the door. On the threshold, two sweet little girls. "Trick or treat ?!". Yes, even on vacation, it's halloween! He gives them the candy he brought back from the airport, smiles and looks at them going down the stairs! Later that night, he hears a noise. Children running in the next room. Girls laughing loudly. Sometimes, he feels they are in the closet, there, right in front of him ... He turns on the light, look at the closet. He feels stupid, stupid to be anxious. Then he hears a whisper. And "Shhh." He turns off the light, convinced of being stupid, but tired! To the story of this man, the receptionist answers: children? Not at this time. In addition, your room is the only one to be booked on the two last floors.


In the cellar of Hotel Des Deux Continents

October 31, 2013, Hotel des Deux Continents is under renovation and the night audit is an extra. The night will be long, while only 3 rooms are booked ... But TV is sometimes the best friend of man ... Around midnight, the station goes off. And so does the light. The night audit looks for the power panel when he hears a noise in the second building. He goes to the stairs and sees light under a bedroom door. He starts to climb the stairs ... One ... Two ... But what is that noise ?? TV has been switched on and the volume is at maximum !! He runs, turns it off, presses the button, but nothing. Suddenly it stops, but a door slams, then another, and yet another. It's dark, very dark. The basement door opens slowly letting pass a red light ... The night audit takes a deep breath. Then a shadow of a silhouette appears on the wall ... The phone rings. He picks up. "It's so hot in the basement." He hangs up, rushes to the cellar door and closes violently. Then he leaves the hotel. To the story of the night audit, the receptionist answers: and you stayed outside the hotel all night? I think we will not call you back.

Hotel Des Deux Continents

Dangerous cocktail at Best Western Trianon Rive Gauche

He will not come. There won't be a romantic weekend at Best Western Trianon Rive Gauche. On this October. 31, 1997, a young woman finds her double room too big for her. A document on the desktop shows a party at the hotel bar. Why not? In her pretty dress, she takes the beautiful vintage elevator. "Hello Mrs. Marlan." Personalized and charming welcome. Atmosphere of yesteryear and soft music. "You know, we are all alone," said the bartender. Is the sadness so obvious? After a very nice conversation, "Your presence made me feel better - But you can stay - No, it's very nice, but I'm tired, I'm going to bed Maybe I'll see you soon - Certainly, we.... are never far away. "A sweet melody in mind, she goes toned. In her dreams, she is in a Trianon of the early nineteenth and she meets her friends of tonight. They lead her far, far away. But she is afraid of the dark, and refuses to follow them behind the dark curtain. In the morning, to the story of the young and single lady, the receptionist answers: it's true that parties should have been nice in this bar. Too bad it's been closed for decades.


Our hotels wish you a terrible Halloween !!!




octobre 25, 2014

Le Pont Mirabeau … // The Mirabeau Bridge...


Quand la douceur estivale se voit lentement chassée par les gouttes automnales, la savoureuse mélancolie s'installe. Alors on se plait à gazouiller de souvenirs, à rêver aux promesses de romance et aux chaudes soirées à venir. Quelle merveille ce nouveau rythme. Les belles balades au bord de l'eau, quand la Seine reflète les âmes passantes, laissent place aux aventures songeuses… Et pour vous accompagner, nous partageons ce poème à la rime parisienne…

Le Pont Mirabeau, de Guillaume Apollinaire

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut-il qu'il m'en souvienne

La joie venait toujours après la peine.


Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure


Les mains dans les mains restons face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l'onde si lasse


Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure


L'amour s'en va comme cette eau courante

L'amour s'en va

Comme la vie est lente

Et comme l'Espérance est violente


Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure


Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

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When the sweetness of summer is slowly driven by the fall drops, a delicate melancholy settles. So we like to remember, to dream about romantic promises made and warm nights to come. How wonderful is that new rhythm. Beautiful walks along the river, when the Seine reflects the souls of passers, give way to dreamy adventures ... and to help you dreaming, we decided to share a nice and Parisian poem …

The Mirabeau Bridge, by Guillaume Apollinaire.

Under the Mirabeau Bridge there flows the Seine
Must I recall
Our loves recall how then
After each sorrow joy came back again
Let night come on bells end the day
The days go by me still I stay 
Hands joined and face to face let's stay just so
While underneath
The bridge of our arms shall go
Weary of endless looks the river's flow 
Let night come on bells end the day
The days go by me still I stay 
All love goes by as water to the sea
All love goes by
How slow life seems to me
How violent the hope of love can be 
Let night come on bells end the day
The days go by me still I stay 
The days the weeks pass by beyond our ken
Neither time past
Nor love comes back again
Under the Mirabeau Bridge there flows the Seine

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